En ce début d’année 2011, dans le cadre de la révision des lois de bioéthique, la gestation pour autrui est au cœur des débats. Un acte éminemment symbolique renvoyant à nos convictions les plus profondes, et qui est, à l’heure actuelle interdit en France. Le débat organisé au siège de la fédération française du droit humain le 22 janvier dernier, et réunissant, entre autres des personnalités du monde médical, René Frydman et Israël Nisand, a permis sinon d’apporter un point de vue définitif, mais de confronter idées et réflexions pour une meilleure perception d’un sujet complexe qui touche l’humanité tout entière dans sa dimension éthique.
Dès l’aube de sa création, au XVIIIème siècle la franc-maçonnerie a eu des détracteurs, d’abord populaires, puis politiques et religieux. Un siècle plus tard des organisations antimaçonniques très structurées l’accusent de saper les bases morales de la société, et ne jurent que par sa perte. Par des moyens efficaces et tentaculaires, elles enracinent l’antimaçonnisme, transformé en complot judéo-maçonnique, dans l’inconscient populaire, encore vivace aujourd’hui. Alors à qui profite cette maçonnophobie ambiante et quel rôle exact va jouer l’église catholique dans cette « chasse aux sorcières » ?
Alors que les revendications ethniques et religieuses se font de plus en plus pressantes sur notre société, remettant ainsi en cause le principe de laïcité, L'Observatoire International de la laïcité contre les dérives communautaires organise dès janvier 2011 une série de conférences afin de dresser un état des lieux des dérives communautaires, en France et en Europe.
Sauver les retraites. Le sujet n’est pas nouveau. Depuis les années 1990, le signal d’alarme est dans le rouge, et cette année encore les régimes de retraite seront fortement déficitaires. En accord avec les valeurs humanistes prônées par la franc-maçonnerie, la commission « retraites » du Droit Humain propose des pistes de réflexion afin d’amorcer une réforme rendue nécessaire, tout en garantissant la justice sociale entre les citoyens.
Qui fut Marie-Louise O’Murphy ? De ce personnage l’histoire n’a rien voulu retenir. Et pourtant La Morphise, comme on la surnommera, incarne tout le côté obscur du siècle des Lumières. Fille d’immigrés irlandais, baignant très jeune dans un Paris où l’on fait commerce de la chair, elle rencontre tour à tour Casanova, puis le peintre François Boucher, qui l’utilisera comme modèle pour son Odalisque blonde. Elle est finalement présentée à 15 ans au Roi Louis XV, par l’entremise de la marquise de Pompadour, dans l’unique dessein d’en devenir la maîtresse en sous-titre. N’occupant jamais le devant de la scène, mais avec un sens aigu des affaires, Marie-Louise O’Murphy saura tirer son épingle du jeu dans la période trouble de la Révolution française, bénéficiant sans doute de protections, en particulier maçonniques. Un destin hors du commun que l’historien Camille Pascal* met à nu, révélant ainsi les arcanes d’un système de cour très structuré, et dans lequel l’organisation des plaisirs sexuels du Roi, constitue un enjeu politique et financier.