De quel héritage une Europe des peuples peut-elle se prévaloir ?

 

Une charte européenne des droits n’est pas un livre d’histoire. Dans un contexte qui vise à fonder les rapports entre les hommes, et entre les peuples, sur des principes émancipateurs, faire le bilan des héritages n’a pas beaucoup de sens sauf si on entend tirer de ce bilan des normes à faire respecter. Si de surcroît on dresse un tel bilan en ne mentionnant qu’une petite partie du legs historique, on montre bien que sous prétexte de faire de l’histoire on fait en réalité de l’idéologie. 

 

Le Vatican s’y entend bien en la matière, qui écrit un livre d’histoire bien étrange, puisqu’il ne comporte qu’un chapitre, celui du christianisme. En ce cas l’invocation de telles racines n’a rien d’un innocent hommage au passé. Elle suggère qu’il faudrait se plier à certaines règles léguées par la tradition. Donc l’héritage doit dicter la norme, le passé le code. Pas d’avortement, d’homosexualité, d’union libre ou de Pacs, de recherches génétiques à finalité thérapeutique en terre chrétienne ! C’est évidemment là que le b

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