Le 7ème art et les francs-maçons

 

Symbole ou énigme, l’image relie l’idée à la perception. L’un des grands défis du XIXème siècle a été de réussir à visualiser la pensée, la lanterne magique permet en effet d’animer l’intelligible. Même si cette correspondance demeure incertaine, le rituel maçonnique se rattache en partie à une alchimie mise en place par des savants, des opératifs profanes et initiés. Au-delà de la technique songeons à la représentation, la scénographie, écriture moulant dramaturgie et décor, synthétisant l’architecture, la sculpture, la peinture et la photographie dans une même perspective visuelle qui se retrouve à l’intérieur d’une loge comme d’une salle obscure, deux endroits où se conjuguent des alternatives d’illusions et convictions : le rêve éveillé pour reprendre un titre emprunté à Léon Daudet (1926).

Il n’y a aucun mystère à la rencontre étonnante d’une société talentueuse issue du siècle des Lumières et le septième art, progrès technique et esthétique du XXème siècle, puisqu’il s’agit d’assembler, éduquer, harmoniser les citoyens du monde dans un langage commun.

 

La naissance du cinématographe

En 1892, un ingénieur français, Léon Guillaume Bouly dépose un brevet concernant un appareil destiné à l’analyse du mouvement et le nomme cinématographe. Comme il aurait enchanté les penseurs hellènes et orientaux, prophètes du centre immobile déclenchant et ordonnant la rotation ! Mais Bouly s’évapore, car Lumière intervient. Une curieuse famille de chimistes extravagants mais déterminés, le père Antoine, le fils aimé, Auguste, sont francs-maçons ; au sein de leur usine, ils innovent en s’inspirant de Bouly mais

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