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Quand Boulanger a fait trembler la République

Au début de cette année, Pierre Rosanvallon a publié au Seuil un nouvel ouvrage, Le siècle du populisme. Histoire, théorie, critique. Il y évoque notamment l’atmosphère populiste : « une atmosphère dégagiste qui voit, grosso modo, dans le changement le fait de renverser la table et d’espérer qu’un leader va tout changer. » La France a subi ce phénomène à la fin du XIXe siècle, avec l’affaire Boulanger, du nom de ce général qui a fait vaciller un temps la République, mais aussi le Grand Orient de France, y compris sa grande figure, Frédéric Desmons.

Oui, le Grand Orient, bien davantage que l’ensemble de la franc-maçonnerie. Convaincus que la République était impuissante et ne tenait pas ses promesses, sensibles à l’idée de la révision de la Constitution, séduits par les promesses du général (qui n’engageaient que lui !) d’une République juste, se tournant vers le peuple et le consultant, séduits aussi par son langage ferme sur le patriotisme, par son engagement social apparent, nombre de francs-maçons sont aspirés dans son mouvement. Pour autant, d’autres ont compris très vite que le boulangisme

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