Aux sources du RÉAA : le « Diplôme Étienne Morin » de 1767

Formellement, l’échelle en 33 degrés du Rite Écossais Ancien Accepté a été fixée en 1801 à Charleston aux États-Unis. Mais la substance même du Rite est beaucoup plus ancienne. Elle remonte au début des années 1760 où un dignitaire de la Première Grande Loge de France – Étienne Morin – reçoit une patente pour pratiquer les « Sublimes grades de la haute Perfection ». Nanti de cette fameuse « Patente Morin », il repart chez lui, à Saint-Domingue, où il diffuse ce « Rite de Perfection » alors que celui-ci s’estompe en métropole. Mais, jusqu’aux années 1970, cette histoire a souvent été mise en doute par les historiens avant que l’on redécouvre une série de documents attestant du rôle, en effet essentiel, d’Étienne Morin. Parmi ces documents redécouverts, l’un des plus importants est le brevet de Chevalier d’Orient délivré par Morin à Alexis Delmas, le 22 août 1767.

Le rôle d’Étienne Morin dans la genèse du Rite de Perfection, source directe du Rite Écossais Ancien Accepté, a été rapporté – souvent dans des termes assez péjoratifs – par plusieurs auteurs maçonniques du XIXe siècle. L’absence apparente de traces de cet épisode dans les archives avait conduit les historiens des années 1960-1970 à le mettre en doute. Paul Naudon pouvait ainsi écrire dans son célèbre ouvrage sur les hauts grades : « rien n’établit l’authenticité de la Patente Morin ». À partir de 1970, c’est Alain Bernheim qui, le premie

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