Et la lumière vint de la toile…

La lecture des rituels compagnonniques du XIXe siècle rend sensible l’influence considérable qu’exerça la franc-maçonnerie sur l’imaginaire des artisans. Le phénomène résulte de causes multiples et interactives : si l’accès aisé des profanes aux livres maçonniques peut expliquer, en mode passif, bien des emprunts, cela était d’autant facilité par l’appartenance de compagnons actifs ou retirés à des loges. En voici un exemple au travers de lithographies publiées peu après 1840 par la Société de bienfaisance des anciens compagnons toiliers de Nantes.

 

Métier répandu jusqu’à la fin du XIXe siècle, les toiliers étaient des tisserands qui fabriquaient les étoffes de fibres végétales (lin, chanvre et coton) et animales (laine) pour les tailleurs d’habits et les négociants de tissu. L’origine de leur compagnonnage est incertaine : bien que des sergiers soient signalés comme organisés avec une Mère à Azay-le-Rideau en 1755, les toiliers ne furent reçus dans le Devoir qu’en 1775 par les menuisiers et serruriers de Narbonne… et ils ne furent reconnus par une partie des autres corps qu’en 1847 !
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