Société

Des cathares au Saint Graal La construction d’un mythe moderne

Sept siècles après avoir combattu les cathares dans les conditions que l’on sait, l’Église catholique vient de leur demander pardon. Par delà l’idée, souvent mythifiée et teintée d’ésotérisme que l’on se fait aujourd’hui de cette hérésie médiévale, cet acte de repentance traduit la permanence du sentiment selon lequel, toutes les identités, y compris celle que se donnent les francs-maçons reposent sur l’idée que l’enfer, ce sont toujours les autres.

C’était le 16 octobre dernier dans l’église du village ariégeois de Montségur, trop exigüe pour accueillir les centaines de personnes, pour la plupart n’allant jamais à la messe, venues assister à un événement qui, en d’autres siècles aurait bouleversé la chrétienté.  Mais en ce jour d’automne, cet acte solennel de « repentance » est juste passé pour ce qu’il était : une cérémonie folklorique destinée à conforter un « occitanisme » prenant racine sur le terreau d’une identité religieuse « cathare » construite à l’époque mo

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