Société

Mai 1958 la franc-maçonnerie face à la crise des institutions

Intervenant à la séance de clôture du convent de septembre 1971, le nouveau grand maître Fred Zeller déclare : « La longue période qui va de 1946 à 1958 a été notre traversée du désert. »

Avec cette phrase, on comprend que 1958 constitue un tournant pour l’obédience… C’est un fait : avec la chute de la IVe République en mai, et l’arrivée au pouvoir du général de Gaulle, s’engage un nouveau processus pour le Grand Orient, qui se tourne vers l’extérieur, vers le monde profane et ses soubresauts politiques, sur fond d’antigaullisme et de refus du pouvoir personnel. Cette hostilité ira en s’accentuant au fil des années, plus encore après le référendum de 1962 sur l’élection du président de la République au suffrage universel. Mai 1958 constitue le point de départ.

Tout au long de la IVe République, le Grand Orient de France, moins présent dans la vie publique qu’avant-guerre, se replie sur lui-même, davantage lieu de sociabilité et de réflexion, espace de formation individuelle de ses membres. Sans doute victime à rebours de la propagande de Vichy et des nazis, il ne veut plus qu’on puisse lui reprocher une quelconque ingérence dans la vie politique. Il est même amoindri au niveau de ses effectifs, car nombre de francs-maçons n’ont pas retrouvé les chemins des loges, s’investissant dans d’autres champs d’activi

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