Société

Mixité en loge Un enjeu pour la franc-maçonnerie

Parler de mixité in abstracto est impossible dans le contexte maçonnique. Le débat sur la mixité est conditionné par la traditionnelle exclusion des femmes. Il a suffi qu’en 1723 le Révérend Anderson les ait écartées d’un trait de plume, aux côtés des esclaves, pour que des générations de maçons aient respecté à la lettre cet interdit, sans s’apercevoir que le temps avait passé. Ce qui pouvait se comprendre à l’époque des clubs britanniques très élitistes, dans une Angleterre qui réservait exclusivement la sphère publique aux hommes, est bien évidemment devenu absurde de nos jours. Cependant, par respect de la tradition, la majeure partie des frères dans le monde refusent encore de reconnaître leurs sœurs comme telles. Lorsque dans le meilleur des cas, les frères anglo-saxons dits « réguliers » acceptent que les femmes puissent être initiées, ils refusent encore totalement l’idée de mixité. De quand date la mixité en franc-maçonnerie ? Pourquoi la mixité effraie-t-elle encore tant ? Quels sont les enjeux aujourd’hui ?

 

Sans parler des quelques femmes bien présentes dans les loges de métier du XVIIe siècle ou des sociétés paramaçonniques telles que les Mopses qui permettaient aux frères et aux sœurs de choyer les fameux petits chiens, nous pouvons considérer que la mixité apparut dès le dix-huitième siècle, dans les loges dites d’adoption aux Pays-Bas, en Allemagne, et surtout en France. Si ces loges étaient fondées avec l’intention précise d’intégrer des femmes, les sœurs qui les composaient, autour de la princesse de Lamballe, de la duchesse de Bourbon et de quelq

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