Société

Vive la sociale ! Être franc-maçon dans le mouvement ouvrier

Il fut un temps, lointain, où le franc-maçon était maçon. Ou bien ouvrier typographe, cheminot, métallo, instituteur. En ce temps-là, les frères, et les rares sœurs, criaient « vive la sociale ! » à la fin des tenues. Sur les colonnes, on trouvait des socialistes, marxistes ou non, des anarchistes, des syndicalistes et des anarcho-syndicalistes. On peut lire, en filigrane, dans l’histoire de la franc-maçonnerie française qui fut, et demeure, une exception dans le paysage maçonnique mondial, toute l’histoire du mouvement ouvrier français : ses espoirs, ses luttes, ses victoires, autant que ses défaites, ses désillusions, ses innombrables trahisons. C’est à la lecture de cette aventure humaine que nous vous convions. Nous la devons en grande partie au Maitron (voir encadré) foisonnant, quoi que trop méconnu dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social. 

 

« Mazette ! Le voilà au milieu de tout le gratin du patronat, de la haute et de la basse police, de la finance, de la magistrature, du parlement et de l’armée (…) S’il est secrétaire d’un syndicat du bâtiment, il pourra traiter de « cher frère », le F. Villemain, président de la Confédération du travail patronal, s’il est syndicaliste anarchiste, il pourra donner du « Cher frère » également, aux agents de la Sûreté (…) ; si, comme manifestant, il a subi la brutalité des agents, il pourra assister à des conférences à l’envers (…) sur le s

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