Tradition

Le compagnon, un maçon voyageur

Trois pas pour l’apprenti, deux de plus pour le compagnon. Un d’un côté, un de l’autre, ces deux pas sortent de la trajectoire pour y revenir. Que signifient ces écarts ? Entre l’apprentissage du silence, l’utilisation des outils, le sens des symboles et la taille de sa pierre brute, l’apprenti se doit d’apprendre et de se former avant de partir à la découverte, les yeux emplis d’un regard nouveau : celui de l’initié. Une fois compagnon, il lui est conseillé, pour ne pas dire, ordonné, de voyager, visiter, appréhender l’autre, les autres.

 

Fred, maître au Grand Orient de Belgique aime raconter : il est coutume dans ma loge de couvrir le temple pour un long voyage, muni des outils de notre apprentissage et partir en visite pendant toute une année. Tels les trois princes de Sérendip, nous sommes partis, trois compagnons. Inutile de dire que nos découvertes allèrent bien au-delà de ce que l’on s’était imaginé. Plus nous visitions des loges amies plus une évidence s’imposait : seul comptait l’accomplissement du voyage, sans carte et sans programme, seul le sens de la quête nous donnait la direct

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