Philosophie

Leibniz et la notion de liberté

Liberté... La polysémie du terme donne lieu à tous les malentendus. Un chômeur est « libre » de ne pas signer le contrat de travail qui le sort de la précarité. Mais si la situation qu’il subit du fait de son dénuement ne lui permet aucune alternative, est-il vraiment libre ? Liberté de droit et liberté de fait, en l’occurrence, ne coïncident pas. Pour éviter tout malentendu, il faut donc s’entendre sur l’acception du terme. Liberté... un mot, une notion, mais plusieurs sens. Cette pluralité est-elle un problème ? Oui bien sûr, quand le pouvoir d’un mot qui n’est pas neutre est exploité de façon contestable, car mystifiante. Le chômeur en fin de droits s’entend dire le plus sérieusement du monde qu’il est libre de signer ou non le contrat qu’on lui « propose ». Certaines clauses de ce contrat le dérangent, par leurs implications négatives sur sa vie quotidienne ? « Ne signez pas, monsieur... vous avez le choix  ». Quel choix ? Être aliéné ou clochardisé ? Le chômeur supposé « libre » serre les poings, car il sait bien qu’il ne l’est pas.

Lisons Leibniz au moment où il dialogue avec Locke, philosophe empiriste auquel il oppose son rationalisme. Pour le débat philosophique, il importe de bien se comprendre, donc de se mettre d’accord sur le sens des mots que l’on emploie. Le terme liberté s’entend de choses si différentes qu’une analyse précise s’impose pour éviter tout malentendu, ou même tout dialogue de sourds. Inventaire de tous les sens du mot liberté, assorti pour chacun d’un exemple concret qui rend sensible l’acception évoquée, ce texte analytique est l’exemple d’un travail

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