Tradition
Musée de la franc-maçonnerie (coll. GODF)

Une initiation au paradis perdu : les Francs-jardiniers

On souligne souvent, à juste titre, combien la franc-maçonnerie et ses coutumes sont liées à la culture sociale britannique. Ainsi la forme d’une Loge rappelle l’organisation en deux « colonnes » du parlement britannique. Au début du XVIIIe siècle, la Maçonnerie moderne apparaît au milieu de nombreux autres clubs, amicales et cercles avec qui elle partage plus d’un usage. Au XIXe siècle, cette façon d’« être ensemble » typiquement britannique s’épanouira aussi dans les « friendly Societies » : Foresters (forestiers), Buffaloes (buffles), Sheperds (bergers), Oddfellows (gars bizarres !)… Tout en développant des légendes et un symbolisme spécifiques, ces « sociétés fraternelles » empruntent beaucoup à la franc-maçonnerie. Une d’entre elles pourtant se singularise par son ancienneté et son caractère très particulier : les Free-gardeners (les Francs-jardiniers)

 

La première caractéristique de la société des Francs-jardiniers est son ancienneté puisque le premier témoignage de son existence remonte au XVIIe siècle… en Écosse ! Ses débuts sont donc presque contemporains de ceux de la franc-maçonnerie et ses racines plongent dans le même terreau. Le registre de la « Fraternité des jardiniers de l’East-Lothian » s’ouvre le 16 août 1676 par un règlement en quinze articles. La Fraternité conduit ses travaux dans l’honorable bourg royal de Haddington, à une trentaine de kilomètres à l’est d’Édimbourg. En 1

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